The Big e-shoe


2009, l’année des meufs ?
mars 9, 2009, 2:06
Filed under: Trucs de nénettes | Mots-clefs: ,

 

Bien oui les gars, j’allais pas laisser passer ce week-end sans parler de la journée internationale de la femme !

 

Jusqu’à très récemment, je me disais que je n’étais quand même pas mal lotie, que le féminisme des années 70 ambiance seins à l’air et toisons sous les aisselles n’avait plus de raison d’être et que la répartition équitable de l’éponge à la maison restait un thème de lutte, certes, mais y a pire.

 

Bref, je vagabondais assez gaiement dans ma vie de femme sans oublier que ma position était largement privilégiée par rapport à mes homologues du monde et parfaitement consciente que les portraits des femmes du mois dans « Elle » ou « Marie-Claire » répondaient à un idéal mais certainement pas féminin (au mien).

 

Jusqu’au jour où je fus en âge d’intégrer le monde du travail. En plus d’être payée environ 10% de moins que mes compatriotes masculins pour le même poste, je m’aperçus rapidement qu’il fallait que je réponde à certaines attentes stéréotypantes pour pouvoir me faire une place de choix dans la société. En gros, et après observation de mon entourage féminin, j’avais le choix entre jouer de mes charmes, faire de moi un mec, rester discrète mais disponible.

 

Mais le combat était vain :

Les femmes représentent 8,8 % des membres des conseils d’administration dans les entreprises du CAC 40, 18,5 % des parlementaires en France, 15 % des directeurs de recherche dans l’Union européenne et sont payées 27% de mois en moyenne que les hommes en France (source : Lemonde), il reste que 100% de femmes mettent au monde les bébés et que ça, ça plait pas.

 

Toutes ces divagations, pour vous racontez une anecdote qui me fait réaliser que parfois j’aimerais bien avoir un attribut mâle.

Samedi soir, je rentrais gaiement et vaillamment d’une journée de congrès à Hanovre, ville qui se caractérise par le port de la moustache quasi-obligatoire, en taxi.

Le taxidriver, un jeune homme de mon âge, plutôt sympathique bien qu’un chouïa excité, commence à me papoter de l’importance de s’ouvrir aux autres cultures. Jusque là rien à dire.

S’en suit une diatribe de 20 minutes mêlant religion et complot interplanétaire en incluant bien sûr, « l’incroyable proportion de schizophrènes dans notre société ». Moi, loin de contredire, j’acquiesçais du ciboulot en ne pipant mot.

Puis il me demande « si je suis croyante ». Futée et sentant le piège, je réponds que « je suis sensible », évitant toutes ces histoires d’opium du peuple, de pédophilie des clergés et des croisades sanguinaires.

Le jeune homme me dit qu’il est désolé d’être aussi curieux, mais qu’il sait faire la part des choses entre curiosité saine et curiosité malsaine. « Par exemple, je n’aurais pas osé vous demandez si vous avez un copain ou si vous êtes encore vierge ».

 

Ben dis-donc les gars… J’ai revu les vies de toutes les Suédoises massacrées dans les bois par des taxis fous.

Je suis rentrée à bon port, puisque je vous écris, mais tout ça pour vous dire, qu’il y a des moments où il fait bon être un homme.

Morale de l’histoire : féminisme il doit y avoir, tant qu’être un garçon est préférable dans (presque) toutes les situations.

 

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2 commentaires so far
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Ben moi, j’en ai une bonne à vous raconter : y d’ça quelques jours, j’étais avec deux potes
– garçons, car moi, je m’entends bien qu’avec le sesse opposé, exception faite Bonbon passque c’est comme ça et pis c’est tout – et voilà que je leur dis (car moi grosse flemmasse), « tiens, j’en ai marre de travailler, je rentre à ma maison », comme ça, ni vu ni connu, sans peur et surtout sans reproche. Mais sur cette entrefaite – et là l’histoire prend tout son ampleur historique – Bouffon n°1 intervient avec force intrépidité et me demande, l’air innocent, mais moi je pense qu’en fait il était jaloux,  » bah kestu vas faire chez oit ? ». Et moi que de répondre, l’oeil coquin malin « ben des trucs de filles… » (sous-entendu gourgandin quoique fort déplacé en milieu professionnel j’adore, du genre « j’vais m’toucher, quoi … »).

Alors là, première réaction fort étonnante de Bouffon n°1 : il me dit : « ah OK tu vas faire la vaisselle, le repas de ton mec et… ». Et là, moi perspicace moi lucide, je sens comme qui dirait une hésitation sur la suite de la woman-to-do list inculquée dans la teuté de nos ptits bouffons, genre « mais qu’est-ce que ça peut bien faire une meuf chez elle tiens donc, m’étais jamais posé la question… » Et alors, tout naturellement, Bouffon n°1, tout bouffon qu’il est, se retourne vers Bouffon n°2 pour lui demander de l’aide : « dis, Bouffon n°2, ça fait quoi, au fait, une fille ? ».

vous attendez la réponse, heeeiiinnnn ?

Ben j’vous la donne en mille: Bouffon n°2 répond:

« ben une fille, ça a ses règles, non ? ».

Commentaire par SuperAmazone

Pas mal… ça s’épile aussi!

Commentaire par Bonbon




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